Camarades,
Avec un peu de retard, il est maintenant temps de revenir sur le Critérium 2009. Ce Critérium marquait le Vème Critérium des Brigades Loko: depuis 5 ans les BL04 s'efforçait de faire vivre
la foi Ultrà dans la délégation grenobloise et dans le critérium inter-iep en général, malgré la difficulté. Depuis 5 ans les BL04 supportaient les gialloblu sur tous les terrains de France...
Qui plus est ce critérium se déroulait en terres lyonnaises, chez ceux-là même qui avaient tenté de souiller le Dauphiné il y a maintenant presque un mois... Bref l'exaltation était palpable dans
les rangs des Brigades à quelques jours du Crit' alors que nous mettions la dernière touche à notre matériel.
C'est une délégation de plus de 400 Grenoblois qui se réunît en ce vendredi matin, vers 5h00, à la gare routière. Pas ou peu d'ambiance, la faute à quelques membres du politbüro qui avaient
oublié de se lever assez tôt pour accueillir comme il se devait les critards grenoblois... 5H30 nos effectifs étaient au complet mais déjà l'AS faisait monter la délégation dans les 6 bus (+
nombre de voitures, et de gens en train) réquisitionnés pour l'occasion. La répression idéologique s'abattait déjà sur les Ultras puisqu'ils furent d'office placés dans un bus uniquement composé
de sportifs (cross), de jeunes 1A, et d'erasmus... bref à première vue pas un bus fait pour l'ambiance! Mais c'était sans compter sur la volonté révolutionnaire des Brigadistes qui s'attelèrent à
mettre l'ambiance avec un certain succès. Alors que certains s'occupaient d'expliquer la mentalita aux jeunes bizuths sagement assis à l'avant du bus, d'autres plus aptes en langues s'occupèrent
de former nos camarades étrangers à nos méthodes et à notre foi.
«-You know Millwall? ''No one likes us, we are Millwall, super Millwall, We Are Millwall from the Den''?
-Fuck you! Don't tread on me I'm a Chelsea fan!
-Bitch...»
La route passa rapidement et nous arrivâmes au lac de Miribel en rangs serrés: devant nous Toulousains, Lillois et Parisiens débarquaient en même temps: ils subirent nos projectiles de toute
sorte (oeufs pourris notamment) ainsi que la fumée des pyrotechnies de nos premières lignes.
Malheureusement, si les Grenoblois avaient débarqué en rangs serrés, rapidement ils se disloquèrent, et le cortège s'étendit jusqu'à disparaître, alors que Toulousains, Lillois&Co faisaient
joujou, comme tous les mastres savent le faire.
Finalement, nous parvinrent à rameuter tous les Grenoblois sur une même butte pour lancer des chants tonitruant et claquer quelques gestuelles assez suivies. Peu de temps après, une épaisse fumée
et quelques fusées signalèrent l'arrivée des Aixois. Remarquons que leur entrée en matière fut assez réussie, avec au programme pas mal de torches et de pots à fumée qui embrumèrent joyeusement
l'horizon de l'Ain. L'ensemble des BL04 décida d'aller saluer nos camarades Aix Pistols et, ô surprise, c'est tout la délégation qui nous suivit et c'est ainsi que nous nous retrouvèrent à
plusieurs centaines de Grenoblois face à un nombre comparable de d'Aixois pour chanter avec eux, parfois contre eux (cf. photos). Cela plût apparemment aux critards provençaux et alpins puisque
nous recommençâmes peu après: les chants étaient prolongés et suivis, les tendus d'écharpes étaient massifs, bref un des meilleurs moments de cette première matinée. Rien d'autre à signaler en
cette première matinée, ou la délégation Grenobloise avait montré que si il lui était facile de s'éparpiller et qu'elle pouvait apparaître bien pâle, il en fallait peu pour la réveiller,
rassembler les gens, et former un choeur solide et prompt à défendre le jaune et le bleu, nos couleurs éternelles.
Après un repas dégueu et une navette interminable ou nous avons pu réduire les quelques lyonnaises présentes à leur état originel (c'est à dire à l'état fécal), nous arrivâmes sur les sites
sportifs. Oui, je dis bien les sites sportifs car Lyon, qui prétend être la seconde ville française en terme d'habitants, est en tout cas la première ville lorsqu'il s'agit de faire de la merde:
quelques gymnases posé à côté d'une zone industrielle, et 15 minutes à pieds plus loin, les «terrains» de foot.
Donc nous commençâmes avec un match de volley contre un iep quelconque, l'ambiance n'était pas folichonne mais pas ridicule non plus lorsque soudain, et ce fût un des temps forts de ce Critérium
la Vieille Garde des Brigades Loko fit son apparition! Surprise totale de ceux qui avaient nié pouvoir se déplacer jusqu'à Lyon! On sort un peu et ce sont donc de chaleureuses retrouvailles qui
ont lieu pour certains (Vittally et Sylvain), alors que d'autres, plus jeunes, ont eu là l'occasion de rencontrer pour la première fois les fondateurs (-1, Seb arrivant le samedi) des BL04. S'en
suivit un petit temps morts à discuter, lors duquel certains viendront nous faire des demandes «originales»:
«-Euh les gars, à 15h y'a escalade, vous v'nez nous voir hein?
-Ouais ouais on sera là...»
Direction donc les terrains de foot, après 15 minutes de marche (heureusement qu'il ne pleuvait pas), pour disputer un match contre Paris, premier match du Lokomotiv. Nous profîtames de cette
occasion pour fêter dignement l'anniversaire des Brigades Loko, sur le terrain des tribunes: un tifo, organisé de longue date, fût donc exécuté: déploiement des lettres G.R.E.N.O.B.L.E ainsi que
d'un message «BL04: 5 ANS DE FERVEUR» en dessous de celles-ci, avec craquage de fumigènes, jaunes d'un coté, bleus de l'autre. Le vent empêcha un rendu exceptionnel, mais celui-ci fût tout de
même correct. Au niveau de l'ambiance, celle-ci fût bonne malgré le score, et cantonnée aux Brigadistes présents (l'éloignement des sites dissuada la masse grenobloise de venir supporter ses
joueurs...). A propos du score justement, celui-ci fut ouvert dès la 3eme minute par les franciliens, et demeura de 1 à 0 le reste de la rencontre. Une défaite certes, mais nos joueurs avaient
prouvé de biens belles choses, qui pouvaient être concrétisées à condition de se qualifier pour les barrages ce qui supposait de plier Lille le lendemain matin. A noter qu'une autre phrase fût
déployée durant ce match «JAUNE DEVANT NOIR DERRIERE: PARIS VILLE DE MERDE» (dimensions 6x1m comme toutes les banderoles déployées durant nos matchs). Alors que le match se déroulait, nous
apprîmes que l'équipe Aixoise (victorieuse en 2007 et 2008) avait été disqualifiée du Critérium sous le prétexte flou de papiers officiels manquant... Pour les Aix Pistols comme pour les Brigades
Loko, le signal était clair, Lyon voulait remporter le Critérium en foot (ils étaient double finaliste 2007 et 2008) et les méthodes d'Aulas n'étaient donc pas seulement cantonnées à l'OL, mais
avaient bien déteint sur l'IEP, car pour Lyon, une fois Aix éliminé, Paris semblait semblait être le seul obstacle restant sur leur route... Concernant Paris, l'ambiance pour le match contre
Grenoble avait été... inexistante... Pourtant, à grands coups de messages sur facebook les «Ultras» de Paris avaient annoncé une véritable ambiance... Ce n'est pas très étonnant quand on connait
la propension des résidents de la rue St Guillaume à se pignoler sur leur soit-disant mentalité, et à ne rien branler le moment venu...
Le reste de la journée se déroula sur le site de Bron avec notamment un match de basket contre Lyon, ou les locaux furent incapables de mettre l'ambiance, à part avec leur fanfare à la noix...
C'est bien cool mais Porque te vas, jouée 12 fois à la suite, c'est de la merde.
La nuit vint et il était prévu que les Brigades Loko se rendent en ville pour une réunion avec la VG, loin des connards venus des 9 coins de la France. Malheureusement, l'AS et Grhimmler s'était
mis d'accord pour recruter des chauffeurs trisomiques qui furent incapables de nous conduire à bon port à temps pour ne pas nous gâcher une partie de la soirée. Inutile de dire que la réunion
était remise donc à plus tard. Bref merci Grindler pour cette visite de la capitale des cons mais on s'en serait bien passé.
Le samedi arriva, avec dès le matin match très important pour le Lokomotiv, qui, opposé à Lille, se devait de remporter une large victoire pour s'assurer une place en barrages: ce fût chose faîte
avec un 4-0 ou le Lokomotiv pût développer son jeu tout en puissance et s'imposer face à des Lillois inexistants. Inexistants, les Lillois l'étaient aussi sur le bord du terrain. Certes, du coté
Grenoblois, l'ambiance n'avait pu démarrer que doucement et avait été entièrement portée par les BL, aidées par le score. Mais nous avions le mérite d'être là pour nos couleurs, contrairement à
nombre de Grenoblois (le gros de la masse en fait) et contrairement aux Lillois, donc. Cela peut paraître paradoxal lorsque l'on connait les résultats du prix de l'ambiance, mais nous reviendrons
sur ce point.
Suite à ce match, direction les terrains de rugby situés eux à 20 minutes de marche des terrains de foot (et oui...) pour un Grenoble – Bordeaux, premier match de nos gialloblus! La pluie
s'abattait sévèrement sur les supporters qui étaient là en masse pour ce duel. Jean Maison-Neuve arriva enfin, et allait donc s'ajouter aux ranges des Brigadistes. Sur le terrain (ou plutôt ce
qui servait de terrain)... il nous est impossible de détailler le match, l'auteur de ces lignes ne comprenant rien à l'ovalie, nous allons nous passer d'analyse tactique. Par rapport à l'ambiance
celle-ci fût bonne, malgré la pluie (vive les sweats à capuche) . Comme d'habitude (…) l'arbitre fit de la merde et en réponse une phrase «L'ARBITRE AU GOULAG» fût déployée. A croire que cela ne
lui plut pas puisque quelques minutes avant la fin de la rencontre (le score était alors de 3-3) il nous sanctionna d'une pénalité inexistante! Bordeaux remporta vola le match de 6 à 3... En ce qui concerne les supporters, nous Grenoblois furent largement au dessus des fils de Juppé mais, même si nous
avions la sensation de nous être démenés pour notre équipe, celle-ci fût handicapée dans son match par un homme en noir lui aussi était... handicapé. Dommage.
Alors que nous devions nous remettre de notre désillusion, la nouvelle tomba: le Lokomotiv était donc qualifié pour le match de barrage et allait donc le disputer contre... Lyon! C'était donc les
locaux que le Loko allait affronter, cette même formidable équipe qui comptait dans ses rangs un gardien je-joue-en-cfa-mais-je-me-prends-des-buts-d'enfants et des joueurs ainsi que des
supporters atteignant le summum de la débilité et qui avaient autant de couilles que leurs pompoms (comprenne qui pourra).
En attendant direction le basket masculin pour un match de barrage là aussi (contre Lille). Nombre de Grenoblois étaient présents, avec en face nombre de Lillois... L'ambiance était bonne comme
souvent au basket, alors que sur le parquet le combat était acharné, et se solda (il me semble) par une défaîte. A noter, un Lillois de merde (du genre avec une crête et un teint de polonais)
qui, lorsqu'on lui démontra que nous avions 3 fois plus de chants que lui-même et les siens en avaient, nous rétorqua, plein de confiance «ouais mais moi je vais 3 fois plus à la bibliothèque
que vous». Nous vérifiâmes deux fois, il s'agissait bien d'un Lillois, et non d'un Parisien...
Le tant attendu match de barrage arriva enfin! Toute la Vieille Garde était au rendez-vous, et quelques AP nous firent le plaisir de venir. Pour ce match, nous décidâmes de nous placer non pas
avec le reste des Grenoblois, mais en face: nous étions assez pour former un bloc compact et pouvoir donner de la voix afin de supporter, gialloblu per sempre. L'ambiance fût excellente alors que
sur le terrain, au fur et à mesure que les minutes défilaient, les équipes peinaient à se départager. Des chants puissants et constants (nous sentions que le match pouvait basculer à tout moment,
en notre faveur ou non) avec une belle chorégraphie sur le chant «La Révolution n'est pas un diner de Gala» ou les fumigènes étaient forcément de sortie (photos disponibles). Le temps
réglementaire se terminait sur un score de 0-0. La séance des tirs au but allait donc avoir lieu: il fallait que les Brigades Loko donnent de la voix pour donner confiance à nos joueurs et
enterrer les autres. Ce fût chose faite avec de bons chambrages (avec un Nissa Merda qui fût repris par nombre de supporters n'ayant aucune idée de la raison de ce chant dans un
Grenoble-Lyon!). Si tout va bien, une vidéo complète de la séance de tirs aux buts sera bientôt disponible.
Grenoble l'emporta, grosse grosse explosion de joie dans les rangs des isérois, nous étions en demi-finale, qui plus est en battant Lyon. Bye-bye les Gones!
Malheureusement, l'agencement des lieux nous empêcha de voir les autres matchs comme il se devait: le foot féminin notamment, le handball, le rugby... C'est un des points noirs de ce Crit', nous
n'avons pas pu faire honneur à nos équipes comme elles le méritaient, mais bon, cela fait aussi plusieurs années que les BL sont présentes en hand, en basket, bref dans des sports ou les jaunes
et bleus ont l'habitude de briller, et là, pour une fois que nous faisions un bon parcours en football, il ne fallait pas s'en priver.
Vint donc le moment de la tant attendue demi-finale! L'histoire sera marquée à tout jamais à l'encre car le Lokomotiv est parvenu à se qualifier pour la finale au terme d'une rencontre
parfaitement maitrisée contre les Toulousains. Nous décidâmes de nous placer au cœur de la délégation pour un bâchage en règle: c'est tout le peuple iepiens Grenoblois qui allait devoir pousser
nos joueurs pour qu'ils se défassent des Toulousains. Ceux-ci s'était sortis d'une poule ou ils avaient rencontré Rennes et Strasbourg, 2 équipes de merde, nous ne pouvions pas savoir quelle
était leur réelle valeur. Par contre nous nous aperçûmes vite de la valeur des Garonne Boys 2009, prétendus Ultras de la ville Rose... Pour ce match, l'ambiance dans les rangs Grenoblois démarra
très fort, et se maintenait à un niveau élevé durant toute la première période, autant dire que la rencontre était magnifique sur le bord du terrain! Certains d'entre nous, forts de parfois 4 ans
de supporterisme au sein des Brigades Loko, affirmèrent n'avoir que rarement connu une telle ambiance (contre Aix en 2006 en fait): un bloc compact de motivés qui arrivait à être suivi de la part
de toute la délégation présente, pour des chants de qualité, chantés avec force et ferveur... En face, chez les toulousains, il ne se passait rien: aucun chant, aucune gestuelle... Bizarre pour
une demi-finale mais logique lorsqu'on connait la qualité des «supporters» de la Garonne... Certains d'entre eux, constatant la mocheté des leurs et de leur ambiance, vinrent nous faire chier en
mode «on est venus chanter avec vous, chez nous ça bouge pas».... C'est en effet avec ces mots à la bouche que certains rose et noirs arrivèrent de notre côté du terrain... Il faut préciser que
ces personnes (une douzaine) portaient pour la plupart un sweat-shirt Garonne Boys, et étaient donc (c'est ce qu'elles ont reconnu) incapables de motiver les leurs, pourtant pour un match à
enjeu! Comme la merde sous la semelle, le toulousain est collant, et alors que nous leur demandions de dégager (en fait de rentrer chez eux tenter de supporter leur équipe, c'est après tout le
minimum qu'on peut attendre de gens se réclamant Ultras, non?) certains s'énervèrent:
«-Mais ils se prennent pour des hooligans! Moi je vous nique tous!» On a finalement dut les virer à coups de torches et ils repartirent la queue entre les pattes (même le merdeux qui avait
prétendu vouloir «tous les niquer»... ahah tocard).
Après la mi-temps des pots à fumée furent allumer pour festoyer le bon résultat de cette première période: en effet, le Lokomotiv avait ouvert la marque par un magnifique coup franc en pleine
lucarne. L'ambiance reprit comme au début, et confirma le beau potentiel de Grenoble, qui emmenée par les Brigades Loko pouvait réellement atteindre des sommets d'ambiance. Au coup de sifflet
final, ce fût l'orgie, nos joueurs avaient eux aussi prouvé qu'ils avaient un énorme potentiel qui leur avait permis de se qualifier pour la finale! Explosions de joie chez les joueurs comme chez
les supporters, nous y étions! Les Brigades Loko célébrèrent le tout avec une belle photo de famille (même si il manque quelques membres, parfois endormis comme des clodos quelque part dans
Villeurbanne), car ce fût le moment pour les délégués de la VG de repartir aux quatre coins du monde, et pour les autres de se diriger vers le RU en mode Sangatte, avant de prendre nos fameux
bus, direction la soirée.
Celle-ci avait lieu dans une vraie ville, c'est à dire St-Etienne, qui-plus-est à proximité immédiate de GG. La soirée passa vite, fût même bonne par moments sans être exceptionnelle. Durant
celle-ci les AP affirmèrent leur volonté de venir nous voir le lendemain à la finale.
Le lendemain, dimanche, jour de finales, et jour du tant attendu trophée Karl Marx. La matinée vît nos stackanovistes se lever aux aurores pour un dernier jour qui promettait beaucoup, même si le
matin fût assez pauvre en fait: en effet, toujours ce même problème d'éloignement des infrastructures qui nous empêcha d'assister à des matchs cruciaux, tellement le planning était mal foutu
(merci sciencesports). Et la chance n'était pas de notre côté puisque dès lors qu'un créneau se libérait pour qu'on puisse assister à un match, celui-ci démarrait avec un retard qui niquait
tout... Ce fût le cas pour du handball et aussi du foot féminin par exemple.
L'après midi arriva et le moment de la tant attendue finale qui devait nous opposer à Paris. La tension était palpable sur le terrain comme à côté: l'occasion était unique pour le Lokomotiv de
marquer l'histoire, l'année des V ans des BL qui plus est. L'ambiance fût bonne, grâce à quelques membres déchainés mais celle-ci fût un ton en dessous des très bonnes ambiances que nous avions
eu contre Lyon et surtout contre Toulouse un jour auparavant: les chants furent assez suivis, mais la tension qui entourait ce match empêchait un réel maintien de l'esprit festif... C'est dommage
mais logique en même temps. Un point positif c'est que l'ambiance et les chants ne descendirent jamais en intensité durant cette rencontre, l'enjeu était trop important! Côté visuel, nous avons
sorti les drapeaux et quelques pots à fumée allumer au début de la rencontre. Sur le terrain, celle-ci prit un tout différent visage de notre premier match du critérium: le Lokomotiv négociait
parfaitement sa rencontre en tenant solidement la baraque gialloblu face à des Parisiens entreprenant et très physique. En effet, un coup franc Grenoblois, magnifiquement tiré atterrît sur la
barre des jaunes et noirs. Peu après, l'arbitre sanctionna un tacle assassin d'un penalty en notre faveur, qui fût malheureusement stoppé par le portier de la capitale.
Concernant les supporters parisiens, eh bien, pas grand chose à dire si ce n'est qu'il n'y eu aucune animation vocale, aucune animation visuelle hormis les pompoms (waow...). Ah! Les Ultras
Paris, on les aura attendu... mais ils ne seront jamais venus! Finalement, le sort fût cruel sur la pelouse (ou ce qu'il en restait, le ballon ne rebondissant pas à certains endroits) car Paris
l'emporta 1-0 dans les dernières minutes.
La fin d'aprèm fût meublée par le trophée Karl Marx, l'occasion annuelle de réaffirmer nos rapprochements politiques avec nos camarades du Torpedo Bordeaux et de Sciences Po Lens (l'iep de la
dernière chance), qui nous avaient en plus dégoté un nouveau trophée. Ce trophée fût alcolisé, sale et joyeux, bref 2009 fût un très bon cru.
La soirée se déroulait au palais des sports de Gerland, et était donc composée de la course de char et du show des putes pompoms. Un des gros
point positif de cette soirée et du Crit' en général fût la présence de véritables tribunes, ou les différents iep étaient répartis en parcages... Cela renforçait les chants, d'autant plus que
les centaines de grenoblois présents furent placés en virage! (pour une course de char, le terme de virage prennait tout son sens). A côté de nous étaient placés des strasbourgeois bien
silencieux, et des parisiens endormis. Dans les angles Aixois et Rennais, en face les toulousains et les lillois, les lyonnais étant placés en latérale... A cette occasion, les Brigades Loko ont
bâché (oui bon okay, que pour la course de char, on allait pas non plus bâcher pour le show des pompoms hein...) et ont fait chanter tout le parcage! Les gestuelles furent suivies, de mêmes de
même que de massifs tendus d'écharpes, les tambours et le méga rythmaient nos chants puissants et festifs. Malheureusement le DJ lyonnais de la soirée insista pour nous «mettre l'ambiance» en
nous balançant sa musique de clubbers de merde puissance maximale, afin d'essayer de couvrir les chants grenoblois et de dissimuler le fait que chez les lyonnais, ça ne chantait pas, mais nous
arrivâmes quand même à porter haut nos couleurs.
Remarquons que la soirée était sans alcool... Sans commentaire.
La course de char eut lieu, et l'équipage grenoblois se qualifia pour la finale sans trop de difficulté avec sa poubelle découpée en deux, mais malheureusement, cela fût plus compliqué en finale
et Rennes remporta l'épreuve.
Vint ensuite le show pompoms... Pas grand chose à signaler, à part un craquage massif de cierges côté Aixoix, le tout organisé et coordonné par les Aix Pistols bien entendu... Un rendu totalement
magnifique, bravo à eux. Le reste du show se déroula sans encombre. Merci. Au revoir.
Au final, le Crit' fût remporté par Paris, Bordeaux arriva en seconde position, Aix et Grenoble 3ème ex-æquo, Toulouse fermait la marche.
Alors, à ce qu'il paraît, Grenoble est passé prés du prix de l'ambiance cette année... On nous a pas mal demandé si nous étions déçus de ne pas l'avoir obtenu. Que cela soit clair, le prix de
l'ambiance aux BL, on en a rien à foutre: on peut comparer ça aux prix des supporters attribué chaque année par la LFP à un club de L1: quand on voit qui le donne (les présidents des BDS, très
connus pour être de fervents connaisseurs de ce qu'est une véritable ambiance!), et à qui il est donné chaque année (les Lillois, si pour vous se mettre à oilpés est synonyme de mettre
l'ambiance.. bah c'est cool), cela nous conforte dans notre position: le prix de l'ambiance, gardez-le.
Concernant les divers groupes de supporters, nous pouvons faire un bilan: les Brigades Loko existent depuis 2004, les Aix Pistols depuis 2005. A Lille, il y a apparemment un groupe, les
Mouligans, et à Strasbourg, les Strohligans. A Toulouse, les Garonne Boys devaient voir le jour cette année, et à Paris, on nous avait annoncé la naissance des Ultras...
Bon, les Aix Pistols ont été fidèles à eux même, bonne présence, et surtout bonne quantité de fumis et de pots. Bravo à eux. Les strasbourgeois et les lillois ont été fidèles à eux mêmes eux
aussi, c'est à dire qu'ils ont été invisibles... on peut même dire que les Mouligans ont été moins visibles que l'année dernière (pas de confrontation pendant le match de foot... c'est pas comme
si on avait attendu que ça de notre côté, ils étaient peut être occupés à «aller 3 fois plus à la bibliothèque»?). Par rapport aux parisiens, eh bien encore une fois la propagande sur internet
aura menti puisque il n'y avait pas de tifosis de leur côté. Alors certes l'ambiance était meilleure cette année que les années précédentes, mais c'est parce que la délégation parisienne se mût
peu à peu en délégation normale, pas parce qu'un quelconque groupe de supporters est apparu. Le meilleur pour la fin puisqu'il est maintenant temps d'aborder le cas des lads TOULOUSAINS!!! C'est
difficile de savoir par ou commencer avec ces merdeux de GB09, mais faut juste qu'ils sachent que on ne peut se réclamer Ultrà sans au moins essayer d'organiser les choses au niveau de
l'ambiance, et de ce qu'on a vu... bah on a rien vu! A part des suceurs qui s'emmerdaient de leur côté du terrain et qui sont venus faire chier pour finalement repartir en baissant les yeux,
y'avait rien. Et puis à propos de leur sweat, foutre UltrAZF pour des Ultras Toulousains sur du matos, c'est quand même lolant: avoir la fierté de sa Cité, de ses couleurs, c'est quand même la
base du truc, mais visiblement, on a pas le même maillot, et on a pas non plus la même passionn...
Honnêtement les GB, ça a pas mal parler de vous entre les BL, on a lu vos beaux chambrages sur internet, on s'attendait à quelques chose... Bah on a été déçus! On a lu vos belles descriptions et
vos beaux projets ou vous parliez de bâches, de drapeaux, de fumis... mais on a rien vu. Mais au final on a pas été très étonnés..
Au sein de Grenoble, ce Crit' fût un bon cru: nous devons rendre ici un vibrant hommage à nos joueurs de football masculin qui ont fait une saison et un Critérium exceptionnels: ils nous ont fait
vivre de grands moments et ils méritent toute notre considération, et auraient mérité un titre, mais les aléas du sport en ont décidé autrement.
Honneur et respect à la Vieille Garde qui a fait la surprise de venir (parfois de loin) pour honorer ses couleurs et son groupe, 5 ans après! Grazie raggazzi!
Vive la Révolution!
Vive les Brigades Loko 2004!
Brigades Loko, Gialloblu Per Sempre.
Tifo des 5 ans, juste après le craquage des fumis (3bleus+3jaunes).
Phrase Contre Paris! JAUNE DEVANT NOIR DERRIERE PARIS VILLE DE MERDE
La Parole au Peuple